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Cap vers le nord et la frontière thaïlandaise :
Notre but est le temple de Preah Vihear, bâti au 9e siècle, sur un promontoire qui surplombe l'actuelle Thaïlande.
Cette zone frontalière est contestée et le site même de Preah Vihear dont le Cambodge et la Thaïlande revendiquent l'héritage a, dans le passé, donné lieu à des affrontements armés. Cette région montagneuse est contrôlée par les militaires, d'autant plus que c'est également le fief traditionnel des dignitaires Khmers Rouges.
En chemin nous visitons les sites de Beng Mealea et de Koh Ker. C'est un trajet sans problème qui nous conforte dans l'idée que la description chaotique que font les guides touristiques français de la conduite automobile au Cambodge est injustifiée. Ce qu'en dit, par exemple, le guide Michelin est très exagéré. Nous trouvons les Cambodgiens prudents comparés aux Chinois, aux Vietnamiens et aux Indiens.
Le bonus imprévu :
Sur le chemin du retour, un petit accident met les choses en perspective.
Parmi les plaies dénoncées par le Michelin se trouve "la manie répandue de téléphoner au volant". Ce n'était pas le cas de notre chauffeur mais le fait est, qu'alors que nous étions garés, deux jeunes filles en train de téléphoner sur un scooter sont entrées "plein pot" dans l'arrière de la voiture.
Nous avons alors découvert que l'entreprise de notre chauffeur (comme c'est toujours le cas ici) n'avait pas d'assurance.
Bien que n'ayant aucune responsabiliré dans l'accident, le chauffeur devait donc assurer la réparation de son véhicule.
Notre hôtel ce soir là était loin d'être à la hauteur (pas d'eau dans les WC, pas de papier, boutons électriques à nu, etc,etc...). Pour compléter le tout, on nous a refusé les repas alors qu'ils avaient été payés. Les choses ont été tirées au clair avec la direction le lendemain matin et nous avons été remboursés. De retour à la voiture nous avons donné l'argent au chauffeur et ceci a beaucoup impressionné notre guide.
Après quelques jours passés ensemble, il avait compris ce qui pouvait nous intéresser et, ce jour-là, nous avons remarqué qu'il s'arrêtait souvent pour demander son chemin. Inhabituel pour un guide professionnel. Un nom revenait à chaque arrêt : Ta Mok. Finalement nous sommes arrivés quelque part. Nous étions chez les Khmers Rouges.
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